Les disparus de Jeune Afrique

Éditorial : En soutien à Ibrahim Traore, président du Burkina Faso

L’article récent de Jeune Afrique sur Ibrahim Traore, président du Burkina Faso, est symptomatique d’une tendance persistante dans la presse traditionnelle : celle de diaboliser les dirigeants du Tiers Monde qui défendent les intérêts nationaux contre les pressions des grandes puissances occidentales. Depuis son accession au pouvoir en octobre 2022, le président Traore a été critiqué de manière véhémente, souvent sans nuances ni contexte.

Il est indéniable que le Burkina Faso fait face à des défis importants, notamment en matière de sécurité et de stabilité politique. Les enlèvements et les enrôlements forcés de civils et de militaires sont des réalités tragiques qui nécessitent une réponse sérieuse et efficace de la part du gouvernement. Cependant, il est tout aussi crucial de reconnaître les efforts du président Traore pour faire face à ces défis avec détermination et engagement.

Ibrahim Traore est un jeune président nationaliste qui a hérité d’un pays marqué par des décennies d’instabilité et de pauvreté persistante. Depuis son entrée en fonction, il a entrepris des réformes audacieuses pour renforcer l’armée, améliorer les infrastructures de sécurité et promouvoir le développement économique. Ces initiatives sont essentielles pour stabiliser le Burkina Faso et garantir un avenir meilleur pour ses citoyens.

Il est regrettable que des médias comme Jeune Afrique choisissent de concentrer leur attention uniquement sur les aspects négatifs, sans reconnaître les progrès et les ambitions positives du président Traore. Cette focalisation unilatérale ne fait que renforcer les stéréotypes négatifs et contribue à une image déformée des dirigeants du Tiers Monde qui travaillent pour le bien-être de leur pays.

Historiquement, de nombreux leaders africains et du Tiers Monde ont été injustement diabolisés par la presse occidentale lorsqu’ils ont cherché à affirmer leur indépendance nationale et à résister aux ingérences étrangères. Des exemples comme Patrice Lumumba en République Démocratique du Congo et Thomas Sankara au Burkina Faso lui-même montrent que les efforts pour défendre les intérêts nationaux peuvent souvent être mal interprétés et déformés par les médias internationaux.

Il est temps que la presse adopte une approche plus équilibrée et nuancée dans sa couverture des dirigeants du Tiers Monde. Reconnaître les complexités des défis auxquels font face ces pays tout en mettant en lumière les efforts positifs et les aspirations de leurs dirigeants est essentiel pour promouvoir une compréhension véritable et constructive.

En conclusion, Ibrahim Traore mérite d’être jugé sur la totalité de son action et de ses aspirations pour le Burkina Faso. Plutôt que de succomber aux jugements hâtifs et aux critiques non fondées, il est impératif de soutenir les efforts visant à construire une nation forte, indépendante et prospère. C’est là où réside le véritable potentiel de transformation pour le Burkina Faso et pour tout le continent africain.

Par Menelik Aldra, pour une perspective équilibrée et constructive sur les enjeux africains.

Permanence d’Edito 24 au Faso pour Afrique de l’Ouest

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