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Calamité et crise d’autorité en Haiti

  • Writer: Edito 24
    Edito 24
  • Feb 20
  • 2 min read

Le mois de février 2025 précise la descente aux enfers d’Haiti, plongée depuis 7 ans dans une crise d’autorité profonde. La violence des gangs, le terrorisme et l’insécurité omniprésente en font l’un des mois les plus sombres pour l’avenir du pays.


Le Conseil Présidentiel de Transition (CPT), censé guider le pays durant cette période de transition, se trouve paralysé par des luttes internes. Les membres du CPT se livrent une bataille acharnée pour le poste de coordonnateur et pour le contrôle des postes administratifs, au point de normaliser la pratique consistant à se partager les positions de pouvoir à Port-au-Prince.


Le Premier ministre, supposé être l’autorité suprême sur le Chef de la police, a perdu tout contrôle sur ce dernier, qu'il critique ouvertement pour son incapacité à répondre à la montée de l’insécurité et à la chute de plusieurs quartiers et localités. Cependant, il se trouve dans l’incapacité de révoquer ce dernier.


La situation se complique davantage lorsque la police lance un avis de recherche contre deux proches du Premier ministre, deux anciens parlementaires accusés d’être impliqués dans les massacres récents à Kenscoff, une zone autrefois calme de la capitale. Parmi les horreurs commises, un bébé de trois mois a été jeté vivant dans un feu. Pour la police, ces accusations seraient une tentative des proches du Premier ministre pour l’embarrasser et obtenir la démission du commandant.


En parallèle, le CPT semble faire face à une autre crise, alors que l'échéance du 7 mars approche, date à laquelle Leslie Voltaire devra céder son poste à Fritz Jean.


La crise politique se répercute sur les partis politiques aussi, qui se trouvent en déroute, se disputant les postes ministériels et les directions générales de l’administration publique, depuis le début de cette transition.


Entre temps, ports et aeroports sont toujours fermés. Les sorties de la capitale toujours controllées par les bandits, et dans les rues du pays, c’est la misère, la famine et la violence des kidnappeurs et autres criminels qui frappent la population comme un ennemi, mettant en évidence l’incapacité de la classe politique à répondre aux besoins urgents du peuple haïtien.


Edito 24

 
 
 

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